Appel à projets de soutien au droit à l’alimentation et aide alimentaire

Fév 23, 2021Affaires sociales, Appel à projets

Cadre général

Dans le cadre du Plan bruxellois de redéploiement et de relance post-COVID19, nous avons le plaisir de lancer le présent appel à projets à l’attention du secteur associatif francophone et bilingue de la Région Bruxelles Capitale en vue d’élaborer des propositions concrètes pour garantir la mise en œuvre du droit à l’alimentation de toutes et tous à long terme.
Si l’aide alimentaire est plus que jamais nécessaire, elle demeure néanmoins un remède palliatif. C’est pourquoi cet appel à projet veut à la fois soutenir une aide alimentaire dans le contexte d’urgence actuel et aussi remobiliser le secteur associatif en vue d’élaborer des propositions concrètes pour garantir la mise en œuvre du droit à l’alimentation de toutes et tous dans la période post-COVID 19.
Deux appels à projets distincts sur le droit à l’alimentation et l’aide alimentaire vont être lancés. Un via l’administration COCOF et le deuxième via les Services du Collège réuni de la COCOM. Chacune dispose d’une enveloppe de 500.000 euros. Votre candidature sera introduite auprès de l’administration de la COCOF ou auprès de l’administration de la COCOM (les Services du Collège réuni) selon le contenu de votre projet. Si votre projet est organisé de manière à concerner essentiellement le public francophone, votre candidature sera envoyée à l’Administration de la COCOF. Ce sera le cas si la communication (flyer, site internet,…) et l’accueil du public pour ce projet spécifique se font uniquement en français. Si votre projet est organisé de manière telle qu’il s’adresse de manière indifférenciée à un public francophone ou néerlandophone, votre candidature sera envoyée à l’administration de la COCOM. Ce sera le cas si la communication (flyer, site internet,…) et l’accueil du public pour ce projet spécifique se font en français et en néerlandais.

Qui peut postuler ?

Les organisations ayant la forme juridique d’ASBL.

Quel est le public-cible de l'appel à projet ?

Le projet devra viser toute personne ou groupes de personnes défavorisées en région bruxelloise. Le groupe cible peut être identifié comme un public général ou spécifique (public sans-abris, familles monoparentales…).

Quels sont les critères de sélection ?

Les critères de sélection s’inspirent des recommandations du Rapport Durabilité et pauvreté du Service de lutte contre la pauvreté (2019) concernant l’alimentation durable et la pauvreté.

1. Travail en réseau, solutions collectives ou intégrées lors de la construction du projet par les acteurs concernés

Ces projets doivent favoriser un ou plusieurs de ces aspects de l’aide alimentaire:

  • Le maintien ou le développement d’une bonne cohésion sociale au niveau des quartiers (liens avec les services communaux, CPAS, associatifs, citoyens….).
  • Le maintien ou le développement de réseaux d’entraide locau.
  • Le développement de solutions collectives (ex. achats groupés, cuisines collectives de quartier, création d’initiatives citoyennes durables dans les logements sociaux, comme les potagers ou la verdurisation des balcons…).
  • L’intégration des personnes et des groupes de personnes précarisées ou en besoin d’aide alimentaire dans la réflexion et la définition du projet.
  • Le développement d’initiatives d’économie circulaire, la diminution du gaspillage alimentaire…

 2. Bien-être dans l’accès à l’alimentation

Le contenu de l’assiette représente, pour la majorité d’entre nous, un indicateur important du « bien se nourrir » mais il est loin d’être le seul (voir www.solenprim.com). L’alimentation occupe, en effet, une place centrale dans le bien-être global des personnes. Les projets mis en place doivent participer à améliorer le bien-être global des personnes en contribuant à plusieurs des dimensions qui peuvent lui être attribuées (voir ci-dessous). Il s’agit ainsi de placer le travail en matière d’accès à l’alimentation dans une perspective plus globale.

Cinq dimensions sont attribuées à la notion de bien-être:

  • Matérielle : La dimension matérielle du bien-être explore la question des ressources et des conditions de vie des personnes. Elle permet de voir en quoi l’accès à l’alimentation, tel que proposé, consiste pour les populations concernées en un apport matériel utile qui permet de soulager leurs budgets et de les aider dans leurs stratégies de survie.
  • Relationnelle : L’alimentation et les repas remplissent une fonction sociale essentielle où cuisiner, manger et boire ensemble permet de nouer, de forger ou de renforcer des liens. Des projets tenant compte de la dimension relationnelle du bien-être permettent par exemple de rompre la solitude, de socialiser, de se divertir…
  • Corporelle : La dimension corporelle du bien-être se rapporte à la santé physique et mentale des personnes.
  • Décisionnelle : La dimension décisionnelle du bien-être consiste à limiter la dépendance des personnes et à favoriser l’autonomie de celles-ci et leur liberté de décision et de choix (ex. respect des préférences alimentaires).
  • Temporelle : La prise en compte des rythmes de vie des personnes et des familles et leurs contraintes dans la mise en œuvre des projets.

3. Accessibilité au droit

Afin de limiter le phénomène de non-recours aux droits ainsi que la charge qui pèse sur les personnes dont le droit à l’alimentation est menacé (ex. enquêtes sociales multiples, documents à fournir…), une attention sera portée aux projets qui facilitent l’accès et/ou qui diminue les conditions d’accès à cette aide. Dans la même optique, les projets pourront faciliter ou rendre possible l’accès à l’alimentation de manière gratuite et anonyme.

4. Critère géographique

Les projets soutenus pourront être :

  • Soit des projets de proximité, garantissant un ancrage dans les réalités locales des quartiers.
  • Soit des projets transversaux qui soutiennent et rendent possible le déploiement d’autres projets au niveau local et qui répondent aux critères de l’appel à projet (ex. projets de soutien logistique).
  • Conscients de l’importance de couvrir toute la région bruxelloise avec des projets d’aide alimentaire, le critère de localisation géographique de l’action par-rapport à l’ensemble des projets proposés sera pris en compte lors de l’analyse des candidatures.

Quels types de dépenses sont éligibles à l’appel à projet ?

Afin de soutenir tant des initiatives existantes que des initiatives qui ont émergé pendant la crise, les frais éligibles dans le cadre de cet appel à projet sont les suivants :

  • Frais de personnel, en ce compris le défraiement des bénévoles.
  • Achat de matériel : petit matériel (ex. frigo, cuisinière…) ; petits travaux (par exemple pour l’aménagement des espaces de rencontre/de travail, peinture, …). Attention : les frais d’investissement peuvent être financés à raison de maximum 15% de la totalité du montant octroyé.
  • Frais de fonctionnement.
  • Bons, tickets, chèques alimentaires ou achat d’aliments (si ceux-ci viennent en complément d’autres ressources alimentaires telles que les banques alimentaires, les invendus,…).
  • Recherches participatives (si ces projets viennent en complément à la demande d’aide alimentaire).

Quelle est la période de la subvention ?

La période de subvention peut être variable selon le projet mais elle est de maximum 1 an et débute au plus tôt le 1er janvier 2021. Aucun projet déjà financé dans le cadre de la subvention aide alimentaire de 2020 ne sera financé pour une période similaire.
La subvention sera liquidée en 2 tranches de 80% et 20%. Le paiement de la deuxième tranche sera lié à une analyse intermédiaire des dépenses déjà effectuées après les premiers mois d’activités.

Quel est le calendrier de l'appel à projet ?

Lancement appel à projet : 22 février 2021

Introduction des candidatures : du 22 février au 12 mars 2021 à minuit

Retour de la COCOF et la COCOM vers les projets introduits : 29 mars 2021

Qui puis-je contacter en cas de besoin ?

Rizzo Maria : mrizzo@spfb.brussels

A votre service

Rizzo Maria
mrizzo@spfb.brussels